Vaporisation vs Fumée du Cannabis : Quelle est la Différence ?
- 1. Température
- 2. Effets sur la santé
- 3. Coûts et efficacité
- 4. Qu’est-ce qui fait planer le plus ?
- 5. Goût
- 6. Tradition
- 7. En conclusion
Fumer de la marijuana et consommer des comestibles au cannabis sont deux activités qui font partie de la vie humaine depuis des milliers d'années, remontant même jusqu'à 8000 av. J.-C. Donc, en gros, lorsque nous fumons un joint, nous perpétuons la même activité et continuons une tradition que les gens pratiquent à travers l'histoire.
Mais désormais, la société contemporaine a introduit une nouvelle manière de consommer la marijuana. Oui, nous parlons de la vaporisation. Le vapotage gagne en popularité ces derniers temps, et il faut bien l’admettre. Vous pouvez sûrement croiser un vapoteur à presque tous les coins de rue.
Que vous ayez déjà testé les vaporisateurs ou que vous soyez curieux d’essayer, il est important de connaître la différence entre fumer et vapoter. Au-delà de facteurs comme la température et le goût, la principale différence réside dans l’impact sur la santé. Lorsque vous vapotez, vous inhalez de la vapeur, ce qui cause moins de dommages à vos poumons.
Cependant, entrons dans les détails.
1. Température
Quand on parle de vaporisation et de combustion du cannabis, la similitude réside dans le fait que le mécanisme utilisé est l’inhalation, c’est-à-dire le fait de respirer la substance. Mais la vraie différence réside dans la température à laquelle le cannabis est consommé.

Quand vous fumez un joint, vous chauffez le cannabis jusqu’à combustion. Cela signifie que ce que vous inhalez est de la fumée contenant du THC. À l’inverse, la vaporisation chauffe le cannabis à une température bien inférieure qui ne brûle pas la plante, ainsi, au lieu de la fumée vous inhalez de la vapeur.
Jetons un œil au tableau :
| Fumée | 80% de non-cannabinoïdes. | 115 composants différents dont une demi-douzaine de HAP connus. |
|---|---|---|
| Vapeur | 5% de non-cannabinoïdes. | 5% de petites quantités d’un HAP et du caryophyllène. |
Comme nous pouvons le voir, lorsque l’on fume de la marijuana, il y a 88% de non-cannabinoïdes, c’est-à-dire de composants pas vraiment top, présents dans la fumée. À l’inverse, la différence est flagrante. La vaporisation du cannabis ne contient que 5% de substances négatives dans sa vapeur, tandis que les 95% restants regorgent de cannabinoïdes, autrement dit THC et CBD, nos meilleurs amis.
2. Effets sur la santé
Bien que le cannabis soit de plus en plus recommandé par les médecins et scientifiques, ayant conclu qu’il était par exemple une alternative beaucoup plus sûre que les opioïdes, il faut reconnaître que son usage n’est pas sans certains effets secondaires.
Que vous utilisiez de l’huile ou de la résine de cannabis, que vous fumiez les têtes, à visée médicale ou récréative, le plus grand danger de fumer du cannabis vient de la fumée elle-même.

Cela dit, nous n’allons pas affirmer que vaporiser du cannabis est sain, mais comme ce que vous inhalez en vapotant n’est pas réellement de la fumée mais de la vapeur, les effets négatifs sur vos poumons sont considérés comme étant moindres.
« Comme la fumée de tabac, la fumée de marijuana est irritante pour la gorge et les poumons, et peut provoquer une forte toux lors de son utilisation. Elle contient également des niveaux de substances volatiles et du goudron similaires à la fumée de tabac, soulevant des inquiétudes quant au risque de cancer et de maladies pulmonaires. »1
Lorsque vous fumez un joint, utilisez une pipe ou un bang, votre corps inhale de la fumée contenant des cannabinoïdes, terpènes, matière végétale brûlée et des sous-produits cancérigènes qui peuvent avoir des effets négatifs sur vos poumons en cas d’usage prolongé. Or, quand vous vapotez, ces composés ne seront pas présents dans la vapeur que vous inhalez puisque la température n’est pas suffisante pour les libérer.
Quelques effets indésirables potentiels liés au cannabis fumé de manière chronique incluent :
- Production excessive de mucus ;
- Toux ;
- Bulles d’air dans les poumons et la poitrine ;
- Bronchite chronique ;
- Augmentation possible du risque d’infections des voies respiratoires inférieures ;
- Affaiblissement du système immunitaire ;
- Sifflements respiratoires.
En conclusion, il semble que vapoter serait moins nocif que de fumer. Cependant, davantage d’études sont nécessaires sur la vaporisation avant d’en tirer une telle conclusion, car la pratique est encore assez récente dans la société.
Les premiers vaporisateurs sont apparus vers 2003, mais ils n’ont connu une popularité extrême qu’à partir de 2015. De plus, certaines études ont montré que la vaporisation pouvait également être liée à des effets négatifs sur les poumons, mais moindre que la combustion.
3. Coûts et Efficacité
Économiquement parlant, les coûts liés à la fumée et à la vaporisation du cannabis sont assez similaires. Le prix moyen d’un gramme de fleurs varie entre 6€ et 15€, selon la qualité et l’emplacement géographique.
Un gramme d’herbe peut suffire pour environ trois pipes ou 3/4 joints. Vous pouvez donc calculer le coût de votre consommation selon la quantité que vous fumez chaque jour. Un fumeur régulier utilisera environ un gramme en 1 à 3 jours, ce qui peut revenir à 35€-70€ par semaine.

Pourtant, on estime souvent que le vapotage tire le meilleur de vos têtes ou huile concentrée en comparaison à la combustion, où une partie des cannabinoïdes est brûlée et perdue à l’extrémité du joint.
En plus, il est reconnu que le THC vaporisé procure des effets plus puissants que la fumée d’un joint (nous reviendrons sur ce point plus loin), ce qui veut dire qu’il faut moins de weed pour planer.
Dernier avantage du vapotage : après avoir vapoté, vous pouvez en fait réutiliser vos têtes grillées pour faire du cannabeurre ou même les rouler à nouveau dans un joint.
4. Qu’est-ce qui fait planer le plus ?
Il existe des avis partagés sur quelle méthode provoque le ‘plus gros high’.
Les fumeurs affirmeront toujours que fumer fait plus planer que vapoter. Cependant, une étude récente menée par des scientifiques du John Hopkins Behavioral Pharmacology Research Unit a affirmé le contraire : la vaporisation du cannabis procure des effets plus intenses par rapport au fait de fumer la même quantité de têtes.

L’étude s’est déroulée avec 17 participants venus tester les effets de la fumée contre la vaporisation du cannabis. Tous étaient déjà des utilisateurs de cannabis, mais ils ont été priés de ne pas consommer pendant les 30 jours précédant le test. Le jour J, ils ont consommé du cannabis à 6 moments différents espacés de pauses de 8,5h.
Chaque sujet était invité à fumer puis vapoter diverses formes de weed avec divers dosages de THC, de 5mg à 25mg. Toutefois, ils ne connaissaient jamais la quantité inhalée pour garantir l’objectivité des résultats.
Une fois l’étude terminée, le JAMA Network Open a conclu :
« La vaporisation du cannabis a produit des effets subjectifs, une altération cognitive et psychomotrice significativement accrues, ainsi que des concentrations sanguines de THC plus élevées, que pour les mêmes doses de cannabis fumé. ». 2
Donc oui, la vaporisation fait planer plus que la fumée de weed.
Cependant, le high obtenu grâce à la vaporisation n’est pas exactement le même que celui d’un joint ou d’une taffe sur un bang. L’impact du smoke sur le corps et l’esprit est plus fort, provoquant souvent la fameuse sensation de fatigue ou de paresse. Cela pourrait s’expliquer par les autres toxines négatives que le corps absorbe et que l’on confond alors avec le ‘high’.
En vapotant, à l’inverse, on obtient un effet plus énergique, stimulant, et « propre ». Il faut souligner qu’ici, le type de génétique joue aussi un rôle majeur dans les effets ressentis.
5. Goût
Il est indéniable qu’un beau vaporisateur de qualité vous permet de percevoir nettement plus le goût réel de votre cannabis qu’en fumant un joint.

En vapotant vos têtes, vous pourrez discerner toutes les subtilités de saveur entre les différentes souches, ce qui n’est généralement pas le cas dans un joint. Ceci s’explique par le fait qu’avec la combustion, la weed atteint des températures si élevées que les terpènes, source des arômes du cannabis, sont presque entièrement détruits.
Avez-vous entendu parler de notre génétique Gelato Auto ? C’est l’une de nos variétés les plus puissantes, un hybride équilibré qui atteint jusqu’à 26% THC. Gelato Auto marie des saveurs biscuitées sucrées et des notes acidulées d’agrume, ce qui en fait la génétique parfaite à tester en vaporisation.
6. Tradition
Quand il s’agit de rituels, rien ne supplantera jamais ce moment où l’on s’assoit, on grind, et on roule un joint. C’est un geste que beaucoup de consommateurs réguliers chérissent presque autant que le fait de fumer en lui-même. Sans parler de la ronde traditionnelle entre amis qui consiste à faire passer le joint.
Comme mentionné plus haut, la weed est devenue un véritable rituel dès ses origines. Les Indiens lui conféraient un statut sacré, elle était au centre de leurs traditions religieuses. Et quand nous disons “tradition”, ce n’est pas qu’une affaire d’histoire ancienne.
Pensez à tous les films de stoners que vous avez vus. Impossible d’imaginer les gamins de Dazed and Confused assis autour d’une séance de vapotage, ni Seth Rogen et James Franco en train de vaper dans l’un de nos films préférés, Pineapple Express.

En fait, nous aimons tellement ce film qu’il nous a inspirés à créer notre propre variété originale Fast Buds Pineapple Express, un hybride Sativa-Indica équilibré avec 20% de THC.
Donc, ce que nous voulons dire, c’est qu’une part de la magie se perd dès qu’on dégaine un vaporisateur de sa poche. Rouler un joint, c’est aussi connecteur social et partager un moment avec ses proches. Que deviendraient tous ces hot boxes dans la voiture, ou dans la salle de bain parentale pendant leur absence, si tout le monde arrêtait de rouler des joints pour ne faire que vapoter ?
Cela dit, peut-être que cette façon de penser est dépassée et qu’il faudra revoir cela à l’avenir, mais pour l’instant - et à notre avis- lorsqu’il s’agit de tradition, ce sont les joints qui remportent la victoire auprès des générations stoners des années 60, 70, 80 et 90. Peut-être que le vapotage sera le nouveau roulage pour la génération centennial. Quant aux millennials, nous pensons rester fidèles aux joints, et oui, pourquoi ne pas tenter l’expérience du vapotage ?
7. En conclusion
La vaporisation et la fumée présentent bien des différences. Les deux ont leur lot d’avantages et d’inconvénients mais, bonne nouvelle, vous n’êtes pas obligé de choisir l’un OU l’autre : alternez ! Il suffit surtout d’être conscient(e) des risques et bénéfices de chaque méthode.
AVERTISSEMENT MÉDICAL
Ce contenu est à titre informatif et éducatif uniquement. Les informations présentées sont issues de recherches et de sources extérieures.
RÉFÉRENCES EXTERNES
- « Quels sont les effets de la marijuana sur la santé pulmonaire ? » National Institute on Drug Abuse, 2020 - https://www.drugabuse.gov/publications/research-reports/marijuana/what-are-marijuanas-effects-lung-health
- "Vaporization du cannabis : effets plus puissants que la combustion pour les consommateurs occasionnels" JAMA Network Open, 2018 - https://www.hopkinsmedicine.org/news/newsroom/news-releases/vaping-cannabis-produces-stronger-effects-than-smoking-cannabis-for-infrequent-users
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