Peut-on entraîner les autofloraisons ?
- 1. Pourquoi entraîner les autofloraisons ?
- 2. Quand entraîner les autofloraisons ?
- 3. Quelle est la meilleure technique pour entraîner les autofloraisons ?
- 3. a. Topping
- 3. b. Fimming
- 4. Quelle technique peut être combinée au topping et au fiming ?
Entraîner les plants de cannabis peut sembler étrange pour les cultivateurs débutants. Ils se demandent souvent de quoi il s’agit et en quoi cela consiste exactement. Après s’être renseignés sur le sujet et avoir essayé eux-mêmes, ils se rendent vite compte que manipuler physiquement la façon de pousser d’un plant de cannabis apporte de vrais bénéfices. Différentes méthodes d’entraînement permettent d’ouvrir la canopée et de favoriser la circulation de l’air, ce qui diminue le risque de moisissures et de maladies. De plus, cette nouvelle structure permet à la lumière de pénétrer plus profondément dans la canopée et de renforcer les têtes situées plus bas. Évidemment, l’une des raisons principales pour lesquelles les cultivateurs choisissent d’entraîner leurs plants est d’augmenter les rendements globaux.
Mais peut-on entraîner les autofloraisons ? C’est une question que beaucoup se posent, surtout quand ils découvrent les autofloraisons. La réponse courte est – oui, on peut entraîner les autofloraisons. Cependant, il faudra choisir des techniques d’entraînement spécifiques adaptées aux autos. Les variétés régulières ou photopériodiques peuvent supporter tout type d’entraînement car on peut attendre que la plante se remette même si l’on se trompe. Mais, les autos poussent selon un âge ou une période bien définis et il n’y a pas assez de temps. Choisissez des techniques d’entraînement adaptées et vous serez bien récompensé. Par contre, si vous optez pour des méthodes non adaptées aux autos, vous récolterez peu. Ainsi, même s’il est tout à fait possible d’entraîner les autos et d’obtenir de bons rendements, le choix des méthodes est crucial.
1. Pourquoi entraîner les autofloraisons ?
Les autofloraisons ont un cycle de vie très court. Elles poussent et fleurissent en seulement 2-3 mois, donc pourquoi s’embêter à les entraîner ? Certains cultivateurs n’entraînent pas du tout leurs autofloraisons. Ils les laissent pousser librement et naturellement. Ces plantes produisent souvent une seule tige principale, généralement lourde et remplie de têtes. Vous verrez aussi d’autres têtes secondaires, mais elles n’ont rien à voir avec la tête principale.
Cette structure donne en réalité de bons résultats. Toutefois, laisser pousser les plantes librement ne leur permet pas d’exprimer tout leur potentiel génétique et de rendement. De plus, bien que les grosses têtes centrales soient impressionnantes et lourdes, elles peuvent devenir problématiques dans certains environnements. Étant très denses, elles sont sujettes à la moisissure lorsqu’on cultive dans un climat humide ou dans une région où il pleut beaucoup en fin de saison. Rien de pire pour un cultivateur que d’ouvrir une grosse tête tant désirée et d’y découvrir des hyphes de champignons la décomposant de l’intérieur.

Cependant, si vous entraînez les autos, vous pouvez forcer la plante à répartir son énergie entre plusieurs tiges principales. Cela donne une production plus homogène et des rendements plus importants car il y a plusieurs têtes principales pleines de têtes. Mais est-ce la seule raison pour laquelle on entraîne les autofloraisons ? Non, il y a une autre raison importante. Entraîner les autofloraisons aide la plante à pousser de façon régulière ou uniforme. Concrètement, cela permet à la plante d’utiliser la lumière disponible au maximum de son potentiel. Toutes les têtes bénéficient d’une lumière équitable.
Si vous comparez avec une plante qui n’a qu’une énorme tête principale, vous remarquerez que les autres branches produisent de toutes petites têtes appelées popcorn buds car elles ne reçoivent pas assez de lumière. C’est comme en forêt où les arbres les plus hauts captent toute la lumière et continuent de croître alors que les petites plantes peinent à survivre. En assurant que toutes les têtes reçoivent la lumière équitablement, vous aurez la certitude d’obtenir un meilleur rendement. Certes, certaines techniques d’entraînement demandent de l’attention et quelques ajustements, mais elles en valent vraiment la peine.
2. Quand entraîner les autofloraisons ?
Maintenant que vous savez que l’entraînement des autofloraisons donne de bons résultats, il faut aussi savoir quand les entraîner. Comprenez ceci tout de suite – les autofloraisons ne peuvent être entraînées que pendant la période de croissance végétative. N’ENTRAÎNEZ PAS les autos pendant leur floraison sous peine de voir leur rendement diminuer. Pourquoi ? Eh bien, comme toutes les plantes, les autos sont sensibles pendant leur phase de floraison et il ne vaut mieux pas les perturber ! De petites erreurs invisibles faites durant la floraison peuvent ruiner le rendement d’une plante. Au final, vous risquez d’obtenir une plante rabougrie, avec des têtes aérées, très décevantes.
Un autre point à ne pas négliger est qu’il ne faut pas soumettre la plante à trop d’entraînement même pendant la croissance végétative. Les autofloraisons n’ont que 2 à 4 semaines de période végétative, et un entraînement trop intensif freinerait assurément leur développement. Plutôt que de combiner quatre techniques différentes, choisissez-en une ou deux pour maximiser les résultats.
3. Quelle est la meilleure technique pour entraîner les autofloraisons ?
La meilleure façon d’entraîner les autofloraisons est sans aucun doute le pinçage de l’apex (« topping »). Vous pouvez aussi utiliser une technique alternative appelée FIMing. Les deux méthodes sont très similaires et peuvent être combinées avec d’autres techniques d’entraînement.
Topping
Le topping est une technique qui consiste à couper la pointe de la plante. Vous pouvez commencer le topping dès que la plante développe au moins 4 ou 5 paires de feuilles. Attention à ne pas le faire trop tôt pour éviter de stresser la plante alors qu’elle est encore très jeune. Rappelez-vous également de ne pas le faire lors de la floraison. Cela signifie que vous aurez environ 3 à 4 semaines pour pincer l’apex et laisser la plante continuer sa croissance normalement. Il est possible de topper plusieurs fois au fur et à mesure que la plante se développe, mais il faut s’arrêter dès l’apparition des pistils.
Certains cultivateurs ont peur de topper leurs plantes, mais ce n’est pas si risqué. Les autos ne sont pas si fragiles. Vous pouvez le faire sans craindre de les abîmer, à condition que la plante soit assez robuste. Le topping vous assure d’obtenir plus de têtes principales et de créer une canopée uniforme facile à gérer.

Alors, comment topper les autofloraisons ? Dès que la plante démarre sa croissance, vous verrez émerger les cotylédons. Ensuite, apparaîtront les vraies feuilles, par paires. Lorsque la plante a développé au moins 4 ou 5 paires de vraies feuilles, prenez une paire de ciseaux propres et coupez l’extrémité de la plante d’un seul geste net. Il faut impérativement désinfecter les ciseaux pour éviter tout risque d’infection. Mais, que faire si vous vous ratez ou si la coupe n’est pas nette ? C’est là qu’intervient le FIMing.
FIMming
FIM signifie “Fuck I missed” (« mince, je l’ai raté »). C’est une technique très similaire au topping, découverte par un cultivateur qui a mal pincé la tête de sa plante. Au lieu de retirer complètement la pointe, il a coupé trop haut et de façon irrégulière. Il pensait avoir abîmé la plante, mais elle a développé plus de têtes que prévu. Ainsi, une nouvelle méthode est apparue : le FIMing. Cette technique est similaire au topping. On peut utiliser l’une ou l’autre pour obtenir plus de têtes principales. Si le topping produit deux tiges principales, le FIMing en produit plusieurs. Sur le plan scientifique, on stresse la plante pour qu’elle concentre son énergie au sommet et qu’elle répartisse ses ressources vers les axes latéraux. Quand la pointe est supprimée, les feuilles situées juste en dessous reçoivent plus de lumière et produisent plus de têtes.
Comment appliquer le FIMing ? C’est simple, comme le topping. Une fois que la plante a environ 4 ou 5 paires de vraies feuilles, pincez la pointe avec les doigts. Pas besoin de ciseaux, sauf si vous préférez. Le FIMing ne supprimera pas totalement la pointe mais, même si la coupe est inégale, vous aurez de nombreuses têtes portant de grosses fleurs. Comme pour le topping, la technique de FIMing doit être appliquée pendant la croissance végétative. N’envisagez même pas d’entraîner la plante pendant la floraison.
4. Quelle technique peut être combinée au topping et au FIMing ?
Une technique particulièrement adaptée aux autos est le LST. Le LST ou Low-Stress Training est une méthode qui impose un stress faible à la plante, sans lui nuire. Pour appliquer le LST, pliez la tête principale sur le côté à l’aide d’un serre-câble ou d’un fil. Répétez l’opération jusqu’à ce que toutes les branches soient inclinées sur le côté du pot. Cette méthode garantit que toutes les parties de la plante bénéficient de la lumière et vous récolterez beaucoup de têtes. Pensez à associer le topping avec le LST ou le FIMing avec le LST, mais ne cumulez pas trop de stress pour ne pas mettre la plante en difficulté.
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