Thai Sticks - Les OG Cannacigares. Peut-on encore en trouver ? Et tout ce qu'il faut savoir sur les cigares au cannabis
- 1. Mais un thai stick, c’est quoi exactement ?
- 2. Peut-on fabriquer des thai sticks soi-même ?
- 3. Comment faire ses propres thai sticks à la maison
- 4. Les cigares au cannabis en 2022
- 4. a. Artisan canna cigars
- 4. b. Leira cannabis cigars
- 4. c. E4p cannabis cigars
- 5. Pour conclure
Les origines des Thai sticks restent assez mystérieuses. Bien qu’ils n’aient fait leur apparition sur les côtes occidentales que dans les années 1970, il est difficile de définir précisément les racines des premiers cigares au cannabis originaux. Produits pour la première fois par les tribus montagnardes Hmong et Karen du nord de la Thaïlande, on estime que ces cigares artisanaux existent depuis au moins 500 ans. Alors pourquoi n’en trouve-t-on plus dans les dispensaires aujourd’hui ? Suite à la guerre mondiale contre la drogue, les derniers Thai Sticks ont été proposés au début des années 80. Mais la légende perdure. Et avec les lois récemment adoptées en Thaïlande sur la légalisation du cannabis, on pourrait bien assister à leur retour.
1. Mais un Thai Stick, c’est quoi exactement ?
OK, cela peut prêter à confusion alors faisons simple. La confusion vient du fait que si un Thai Stick est tout simplement un cigare au cannabis, le terme servait aussi à désigner la variété landrace thaïlandaise utilisée pour les fabriquer. Ce nom de strain a été exporté avec l’herbe, ce qui a fait que le nom est devenu synonyme des deux. Comme la variété a quasiment disparu aujourd’hui, le nom ne s’applique plus qu’aux cigares eux-mêmes. Donc, pour répondre à la question : Un Thai Stick était un type spécifique de cigare au cannabis produit dans les montagnes du nord de la Thaïlande. La méthode de fabrication a été transmise de génération en génération et perfectionnée avec le temps – ce qui en fait, pour beaucoup, le tout premier vrai cigare au cannabis.
2. Peut-on fabriquer des Thai Sticks soi-même ?
À 100 %. Même si la méthode demande un peu de technicité, il est tout à fait possible d’en fabriquer à la maison. Nous avons un guide complet plus bas pour vous expliquer, mais avant tout, un petit retour sur l’histoire. Où en étions-nous ? Ah oui, en 1965, certains soldats occidentaux découvre les Thai Sticks. La qualité du weed étant bien meilleure que ce qu’ils trouvaient chez eux, il n’a pas fallu longtemps pour que des jeunes soldats opportunistes se fassent un complément d’argent en remplissant leur sac du fameux sticky icky et en le revendant à leur retour. Ainsi naquit la légende du Thai Stick ! Dire que la qualité des têtes thaïlandaises surclassait le marché de l’époque est un euphémisme. Cette variété était largement supérieure, notamment au niveau des terpènes et des trichomes – loin devant les briques mexicaines qui dominaient le marché à la fin des années 60.

Les connaisseurs ne s’en lassaient pas et en quelques mois, la réputation des Thai Sticks s’est propagée à toute vitesse. Leur popularité n’a fait que croître pendant plusieurs années, les Thai Sticks devenant le choix numéro un de la plupart des consommateurs. Cette renommée a duré jusqu’au début des années 80 où la production et l’export se sont arrêtées net. Les principaux motifs : la fin de la guerre en 1975, qui a coupé les opportunités d’exportation tout en rendant la logistique plus chère, et le changement de politique thaïlandaise en 1979, entraînant une forte augmentation des peines pour la culture et la vente de cannabis. Il n’est donc pas étonnant que les Thai Sticks aient disparu d’Occident.
Mais hélas, leur extinction n’a pas eu lieu qu’en Occident. Le savoir-faire s’est peu à peu perdu dans toute l’Asie du Sud-Est. Avec une demande en baisse et d’importantes peines de prison pour la possession de weed, même en petite quantité, les champs de cannabis sur les montagnes se sont effacés – pour un temps, du moins. En avril 2019, comme cadeau du Nouvel An thaïlandais, le gouvernement a assoupli les sanctions et engagé la légalisation du cannabis thérapeutique. Début 2021, décision choc : la décriminalisation totale du cannabis. Pour une nation qui détenait parmi les lois les plus strictes au monde en la matière, ce retour en arrière était un soulagement bienvenu.
Est-ce le signe d’un retour triomphal des Thai Sticks ? Peut-être. Il est encore trop tôt pour l’affirmer, mais avec plus d’un million de boutures distribuées par les autorités et des buds en vente libre, les chances n’ont jamais été aussi hautes. Seul l’avenir le dira, mais en attendant, rêvons un peu… et voyons comment faire un Thai Stick chez soi.
3. Comment faire ses propres Thai Sticks à la maison
On l’a dit, la méthode demande un peu de patience et de travail, mais c’est ce qui fait tout l’intérêt, non ? Bon, fumer le résultat, c’est ça le vrai plaisir, mais fabriquer soi-même son cannacigare, c’est un beau projet. Il suffit de quelques accessoires simples, de votre weed préférée et de la capacité à résister à l’impatience qui peut surgir quand on a quelque chose d’aussi dingue devant soi.

Si vous suivez la méthode traditionnelle, cela prend environ un mois du début à la fin, mais avec un peu d’astuce, vous pouvez raccourcir à une petite semaine. On recommande d’en préparer plusieurs et d’en goûter à différents stades pour déterminer la méthode que vous préférez. Pour commencer, il vous faut :
- Le bud de votre choix. Prévoyez d’utiliser entre 3 et 7 g de weed par stick, mais c’est totalement modulable selon vos envies. Utilisez de la weed pas totalement sèche. Si elle est trop fraîche (directement coupée), risque de moisissure : faites-la sécher 1 à 2 jours.
- Piques à brochette en bambou ;
- 3 feuilles fraîches de cannabis par cigare ;
- Mèche de chanvre. Trouvable sur internet ou remplaçable par de la ficelle ;
- Huile de hasch, terp sauce ou n’importe quel concentré tant qu’il s’étale facilement. Un mélange sucre/eau ou du CBD fonctionne aussi ;
- Papier cuisson ou papier sulfurisé ;
- Machine sous-vide alimentaire, optionnelle mais utile pour donner forme et accélérer la fabrication ;
- Grande poêle antiadhésive.
Ensuite :
1. Avec cette liste en tête, vous devinez un peu la procédure. Faites confiance au process !
2. D’abord, utilisez l’huile de hasch (ou un substitut) pour recouvrir toute la longueur de la brochette. Il faut bien en mettre partout : cela va servir de colle pour maintenir le tout. Avec mélange sucre/eau, chauffez-le jusqu’à consistance sirupeuse puis enduisez pareillement.
3. Recouvrez alors la brochette de votre weed en tassant bien chaque couche pour une combustion homogène. Utilisez environ 3-7 g par cigare. Les grosses têtes compactes ne sont pas idéales pour les Thai sticks. Préférez les buds plus légères et aérées des branches basses, mieux adaptées à la compression.
4. Quand le stick vous convient, badigeonnez-le entièrement d’un peu d’huile de hasch. Enroulez soigneusement les feuilles de manucure autour du cigare, bien serrées. Si vous avez une machine sous-vide, c’est le moment de l’utiliser.
5. Utilisez de la ficelle ou de la mèche de chanvre pour attacher le stick aux deux extrémités. Cela aide à la compression, sauf si vous avez une sous-videuse (ce qu’on recommande vivement).

Si vous n’avez pas de sous-videuse, emballez-les dans la mèche puis placez-les dans un sac ziplock en faisant sortir le plus d’air possible.
6. Placez-les au réfrigérateur 3 jours. C’est la première phase de curing, utile pour tout maintenir mais aussi pour développer les cannabinoïdes et terpènes. Historiquement, on les enterrait à 30 cm de profondeur, ce qui est encore possible si vous le souhaitez.
7. Après 3 jours, déballez-les (si sous-vide) puis badigeonnez encore d’huile de hasch. C’est la seconde période de curing, à répéter pendant 7 jours. Au bout d’une semaine, c’est prêt à fumer !
8. Pour votre première fournée, faites au moins 3 Thai sticks et testez-en un après chaque curing – vous verrez ainsi les nuances de goût et effet selon le stade. Ce n’est pas un joint ordinaire. Si vous avez utilisé de l’huile de hasch, ils vont taper fort, donc mieux vaut y aller doucement et leur accorder le respect qu’ils méritent.
9. Pour l’allumer, retirez doucement la brochette de bambou (tournez-la délicatement). Procédez avec précaution pour ne pas défaire tout votre travail. Prenez aussi votre temps pour l’allumage : c’est un cigare, pas un joint. Il faut maintenir la flamme plus longtemps, sauf si vous avez un chalumeau butane.
Et voilà, tout le processus pour fabriquer un Thai Stick. Passons maintenant au marché des cannacigares aujourd’hui.
4. Les cigares au cannabis en 2022
Le marché du cigare au cannabis est en plein essor grâce à la légalisation. Avant la fin de la prohibition, trouver autre chose que du weed ou quelques brownies au haschish relevait du rêve, mais aujourd’hui les solutions pour planer sont quasi infinies. Plein de marques proposent des cannacigares magnifiques partout où le cannabis est légalisé, voici notre sélection top 3. Malheureusement, si le cannabis n’est pas légal là où vous vivez, ce sera plus compliqué d’en trouver. Heureusement, vous savez désormais les fabriquer.
Artisan Canna Cigars
Ces merveilles artisanales viennent de Los Angeles et sont remplies d’une weed parmi la meilleure du marché. La société utilise une feuille de tabac naturelle pour la coque du cigare, roulée lentement à la main pour un résultat parfait à chaque fois. Ce cigare au cannabis final est superbe, aromatique, et parfait pour célébrer une occasion spéciale avec vos amis canna connaisseurs.

Pour ceux qui veulent découvrir autre chose, pourquoi ne pas essayer un cigare au cannabis infusé au CBD ? Parfait pour profiter des bienfaits sans effet psychotrope. La société propose trois mélanges différents, tous utilisant du tabac haut de gamme et un isolat de CBD issu de chanvre américain.
LEIRA Cannabis Cigars
Les cigares LEIRA se rapprochent le plus des OG Thai sticks en 2022. Ils sont roulés entièrement à la main autour d’une tige de bambou, puis affinés plusieurs semaines dans un mélange secret d’huile de hasch et d’épices. Résultat : un cigare au cannabis ultra puissant et riche en saveurs qui vous enverra très loin. Tout est sourcé localement et strictement sélectionné pour une qualité premium constante. Les cannagars LEIRA ont même été présentés par le rappeur "2chainz" dans sa série YouTube "Most Expensive shit" avec leur version recouverte de feuille d’or 24k, et le résultat ne déçoit pas ! On est clairement sur des cigares de luxe.
E4P Cannabis Cigars
Les cigares E4P misent sur l’indulgence. Ces cigares premium, roulés à la main, sont remplis d’un mélange de 4 strains différents, tous parfaitement affinés et manucurés. Ils sont ensuite enveloppés dans une feuille de tabac naturelle et laissés à vieillir 4 semaines. Cette maturation lente permet aux arômes de bien fusionner, offrant une expérience vraiment top à un tarif légèrement plus abordable que d’autres options du marché.
5. Pour conclure
Voilà donc le fabuleux monde des Thai sticks et cigares au cannabis. Si vous avez la chance de vivre dans un pays où le cannabis est légal, vous avez le choix parmi des options incroyables. Sinon, maintenant, vous savez les fabriquer vous-mêmes. Faites juste attention à la flamme, et gardez en tête que ces sticks frappent beaucoup plus fort qu’un joint classique !
Même si vous vivez dans un pays où c’est légal, essayez donc de faire le vôtre – « rien ne vaut un plat fait maison », ce n’était peut-être pas pour les Thai sticks à l’origine, mais ça colle bien ! Rien ne vaut la satisfaction de fumer un cigare que vous avez fabriqué (ou encore mieux, avec du weed cultivé personnellement). Partagez votre expérience en commentaire !
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