Transpiration du cannabis : comment améliorer la croissance des plantes
- 1. Comprendre l'utilisation de l'eau par le cannabis
- 2. La transpiration influence-t-elle les conditions de culture ?
- 3. Comment fonctionne la transpiration ?
- 4. Les conditions idéales pour la transpiration du cannabis
- 5. Vpd et taux de transpiration
- 6. En conclusion
La transpiration a deux fonctions principales : transporter les nutriments des racines vers les feuilles et rafraîchir votre plante, ce qui signifie que contrôler le taux de transpiration peut vous aider à améliorer la croissance de vos plantes. Afin de maintenir des conditions dans la plage idéale, les cultivateurs doivent surveiller de près les conditions ou utiliser des capteurs capables d'ajuster l’environnement si elles sortent de la plage idéale, ce qui vous permet d’obtenir la meilleure croissance possible. Lisez la suite pour comprendre la transpiration des graines de cannabis et en apprendre plus sur les conditions idéales !
1. Comprendre l'utilisation de l'eau par le cannabis
Toutes les plantes, y compris les plants de cannabis, ont besoin de beaucoup, beaucoup d'eau pour croître en bonne santé. Toute l’eau absorbée par les plants de cannabis finit par s’évaporer dans l’air via un processus appelé transpiration. Les conditions de culture doivent être vérifiées et ajustées quotidiennement car cela influence les taux de transpiration et peut également aider à prévenir les problèmes de moisissure. Contrôler les niveaux d'humidité dans une tente d'intérieur peut être difficile mais c’est essentiel pour la santé des plantes, ce qui signifie qu’en cultivant du cannabis, il faut prendre très au sérieux l’absorption de l’eau et la transpiration. Malheureusement, il est impossible de dire exactement quand arroser vos plants de cannabis car il y a de nombreuses variables qui affectent non seulement la quantité d’eau nécessaire mais aussi la fréquence d'arrosage. Ces variables incluent des éléments comme la taille de la pièce, la température, le taux d’humidité, la taille des plantes, le substrat, l’intensité lumineuse, entre autres.
Cela signifie que tous ces facteurs détermineront la quantité d’eau à utiliser et la fréquence d’arrosage. Après avoir terminé quelques cycles de culture dans la même tente de culture, vous serez en mesure d’avoir une meilleure idée du volume d’eau à utiliser et de la fréquence d’arrosage. Mais si vous vous demandez combien il vous en faut, les cultivateurs professionnels calculent qu'il faut environ 11 litres d’eau pour chaque mètre carré d’espace de culture.
Cependant, vos cultures peuvent ne pas nécessiter autant d'eau, même s'il vaut mieux prévenir que guérir. Lors de la culture à domicile, assurez-vous donc d’avoir assez d’eau mais surveillez toujours l’environnement et les autres variables mentionnées afin de créer et d’optimiser votre routine d’irrigation et votre technique. Maintenant que vous savez combien d’eau vos plantes peuvent avoir besoin et ce qui influence cette quantité, apprenons-en davantage sur la transpiration.
Toutes ces discussions sur l’arrosage montrent clairement que les cultivateurs doivent accorder une attention particulière à cette variable pendant toutes les étapes du cycle de culture. Trop d’eau peut entraîner la stagnation de l’eau dans le milieu de culture. Cela se produit lorsque l’eau en excès remplit les pores entre les particules de sol ; elle tend à rester stagnante dans un sol mal drainé. Lorsque cela arrive, les racines ont du mal à absorber l’oxygène. De plus, les organismes anaérobies (ceux qui vivent sans oxygène) commencent à proliférer et peuvent causer des maladies. À l’inverse, un manque d’eau peut assécher complètement le sol, ce qui a des effets néfastes sur les racines de la plante et sur les organismes du sol dont elles ont besoin pour prospérer.
Donc, logiquement, les plants de cannabis tirent le meilleur parti de tout ce travail acharné du cultivateur, n’est-ce pas ? Eh bien, cela pourrait vous surprendre, mais vos pieds de weed n'utilisent qu'une toute petite portion de l’eau absorbée pour leur croissance et leurs fonctions métaboliques. Cette eau participe aux processus cellulaires et contribue au maintien du turgescence (raideur) des plantes en remplissant les vacuoles des cellules. Alors, que devient l’autre 97 % de l’eau absorbée par les racines ? Elle est simplement perdue par transpiration. Elle monte par le xylème (le système vasculaire responsable du transport de l’eau et des nutriments dans les plantes) et ressort par les stomates.
2. La transpiration influence-t-elle les conditions de culture ?
La transpiration est le processus par lequel les nutriments et l’eau se déplacent des racines à travers toute la plante de cannabis. Comprendre les températures et l’humidité, et comment elles influencent la transpiration est essentiel si vous voulez maximiser la croissance de votre plante. Le processus de transpiration joue un rôle majeur dans le maintien des bonnes conditions dans votre espace de culture car les conditions de culture affectent les processus métaboliques que réalise la plante de cannabis, influençant le rendement et la qualité des têtes. Donc, au-delà d’avoir les bonnes conditions, vous devez également comprendre comment ces conditions impactent la transpiration et d’autres processus.

Une idée reçue parmi les cultivateurs est que la transpiration influence l’humidité d’une salle de culture alors qu’en réalité, c’est l’inverse. Les conditions de culture affectent en fait la capacité du plant de cannabis à transpirer, c’est pourquoi il est important de garder les conditions stables et d’éviter les variations soudaines, peu importe ce qui se passe dans la pièce de culture. Mais avant de découvrir quelles sont les conditions idéales et comment les maintenir, voyons comment fonctionne la transpiration.
3. Comment fonctionne la transpiration ?
Lors du processus de transpiration, l’eau et les nutriments sont transportés des racines via le xylème, puis dans les cellules à l’intérieur des feuilles. Les feuilles de cannabis ont de minuscules pores (appelés stomates) par lesquels l’eau s’évapore dans l’air. Cela se produit car la transpiration est nécessaire pour que les plantes libèrent du CO2 (résidu de la photosynthèse) et également pour se refroidir lorsque les températures sont trop élevées.
Cependant, les stomates ne sont pas toujours ouverts. Les plantes peuvent réguler la transpiration en ouvrant et en fermant les stomates en fonction des conditions, mais l’ouverture et la fermeture des stomates sont aussi influencées par les conditions de culture. Le seul problème, c’est que les plantes peuvent alors perdre trop d’eau, entraînant un stress, un ralentissement des processus métaboliques (y compris la transpiration), voire, dans les cas extrêmes, la mort. Voici les principaux éléments pouvant affecter la transpiration chez le cannabis :
Feuillage
Les stomates se trouvent sur les feuilles, ce qui signifie que plus votre plante est touffue, plus elle aura de stomates, aboutissant à une plus grande perte d’eau, c’est pourquoi la défoliation est une bonne pratique pour les variétés très feuillues.
Besoins hydriques
En raison de la génétique, certaines plantes peuvent avoir plus de stomates que d’autres, même si elles ne produisent pas autant de feuilles. Dans ce cas, la plante perdra de l’eau plus rapidement, donc il faudra l’arroser plus souvent ou avec plus d’eau pour ne pas freiner la croissance.
Production de trichomes
La production de trichomes peut également influencer la transpiration car ils aident à limiter la transpiration excessive en retenant l’humidité à la surface de la feuille.

Éclairage
Les stomates s’ouvrent généralement lorsque l’environnement est plus frais, donc plutôt la nuit. Cela s’explique par le fait que si les stomates s’ouvrent quand il fait plus chaud, plus d’eau va s’évaporer, ce qui veut dire que des lumières puissantes peuvent augmenter le taux de transpiration et donc entraîner une perte d’eau plus importante.
Température et humidité
La température et l’humidité sont cruciales car l’évaporation de l’eau augmente quand la température grimpe et que le taux d’humidité baisse.
Vent
Le vent éloigne la vapeur autour de la plante, forçant ainsi la plante à transpirer davantage. Il est indispensable d’installer des ventilateurs dans votre espace de culture mais attention à ne pas les régler trop fort.
Irrigation
L’irrigation influence elle aussi les taux de transpiration. Quand le sol est trop sec, les plants de cannabis ferment les stomates pour éviter de perdre trop d’eau mais cela provoque une accumulation de CO2 dans les plantes, ce qui peut conduire à leur mort.
4. Les conditions idéales pour la transpiration du cannabis
Comme vous l’avez lu, presque tous les éléments de la culture du cannabis peuvent influencer la transpiration, ce qui signifie que vous devez surveiller de très près les conditions de culture si vous souhaitez que vos plantes atteignent leur plein potentiel, mais contrôler les conditions n'est pas facile pour ceux qui ne disposent pas du matériel adéquat.
Heureusement, il n’est pas nécessaire d’acheter du matériel coûteux lorsqu’on cultive chez soi. À l’aide d’équipements abordables comme
- Déshumidificateur ;
- Humidificateurs ;
- Ventilateurs et ;
- Extracteurs d'air.
Vous pouvez contrôler les éléments qui influent sur la transpiration et, si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez utiliser
- Climatisation et :
- Chauffage.
Pour maintenir les conditions idéales en été comme en hiver. En général, les températures et l’humidité auxquelles vous devez tendre sont les suivantes :
Conditions idéales pour le cannabis selon les stades
| Stade |
Température (lumières ALLUMÉES / lumières ÉTEINTES) |
Humidité |
|---|---|---|
| Jeune plant | 20 - 25 °C / 15 - 20 °C | 65 - 70 % |
| Végétatif | 22 - 28 °C / 17 - 23 °C | 45 - 70 % |
| Pré-floraison/Floraison | 20 - 26 °C / 15 - 21 °C | 40 - 55 % |
| Fin de floraison | 18 - 24 °C / 13 - 19 °C | 50 - 55% |
Le matériel évoqué est relativement bon marché et même si vous ne suivez pas à la lettre ces conditions, il est possible d’obtenir de belles fleurs. Mais les cultivateurs professionnels ne peuvent pas risquer leurs cultures et doivent produire les meilleures fleurs possibles pour rester compétitifs sur le marché du cannabis. Ils doivent donc utiliser des systèmes CVC (HVAC) et contrôler de près le VPD pour garder des conditions optimales de la graine à la récolte.
« CVC (HVAC) désigne les systèmes de Chauffage, Ventilation et Climatisation utilisés pour l'échange d'air entre intérieur et extérieur, le chauffage et la climatisation dans les cultures professionnelles.»
5. VPD et taux de transpiration
Le VPD correspond à la différence de pression de vapeur entre l’air qui entoure une plante de cannabis et la pression à l’intérieur de la plante. Cela signifie que le VPD détermine en quelque sorte les taux de transpiration, ce qui influe directement sur la croissance. Comme mentionné précédemment, la transpiration est le processus qui permet à l’eau et aux nutriments de passer des racines vers les feuilles et branches tout en aidant la plante à réguler sa température et à libérer le CO2 produit par la photosynthèse via les stomates.
Sur cette base, les cultivateurs peuvent ajuster les niveaux de VPD pour optimiser la croissance. Par exemple, si le VPD est trop bas, la transpiration optimale n’est pas possible et les plantes sont plus susceptibles de souffrir de la moisissure. En revanche, si le VPD est trop élevé, les plantes ferment les stomates pour éviter de perdre trop d’eau, ce qui peut entraîner des feuilles "crochues" ou des pointes brûlées. Tout comme les conditions du tableau ci-dessus, le VPD permet de maintenir l’environnement entre des valeurs idéales mais avec bien plus de précision. En combinaison avec le crop steering et un plan d’irrigation, il vous permet de contrôler la quasi-totalité des aspects de la croissance. Le VPD pendant lestade végétatif varie de 0,8 à 1,1 kPa, tandis que le VPD idéal en période de floraison varie de 1,0 à 1,5 kPa, comme vous pouvez le voir dans les tableaux suivants.

Comme le montrent les deux tableaux, il est possible d’atteindre les valeurs idéales de VPD avec différentes températures et humidités, ce qui signifie que vous pouvez obtenir de belles fleurs même avec une température ou humidité un peu plus haute ou basse. En résumé, pour que vos plantes s’épanouissent, le VPD doit être à un certain niveau, qui change à chaque phase de croissance, ce qui implique qu’il ne s’agit pas de maintenir toujours les mêmes conditions mais de disposer du matériel nécessaire et de savoir quand ajuster la température et l’humidité.

Une fois que vous y parvenez avec du matériel pro ou domestique, vous obtenez une croissance régulière, car une température et une humidité stables garantissent un VPD stable, ce qui assure un taux de transpiration régulier et donc une parfaite croissance de la plante.
6. En conclusion
Un bon équipement est essentiel pour garantir des conditions de culture constantes alors bien comprendre les processus de base du plant de cannabis est la clé pour savoir choisir et utiliser au mieux votre matériel. La croissance des plantes est directement influencée, positivement ou négativement, par les conditions de culture donc si vous souhaitez obtenir la meilleure croissance possible, il est essentiel d’ajuster température et humidité à chaque phase de culture. Si vous souhaitez partager vos astuces pour aider d’autres cultivateurs à maximiser leur récolte, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous !
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